Bonsoir,

Mon coup d’oeil, pensées détachées / Belin. A Paris : chez Robustel, 1769 ; in-12
Voici la suite (et fin) de quelques pensées de l’auteur :
Pensée 397
Gardez-vous bien de découvrir votre secret à un babillard ; car sa langue, qui est dans un mouvement perpétuel, ressemble à un écho qui répète tout ce que l’on dit.
Pensée 418
Dans les présents qu’on nous fait, il faut moins considérer la chose donnée, que l’affection de la personne qui nous la présente. Un roi de Perse, de retour de ses conquêtes, ayant reçu des présents magnifiques de tous ses peuples, ne dédaigna par un verre d’eau claire que lui offrit un de ses sujets qui étoit très pauvre, mais très attaché à sa personne.
Pensée 424
Philippe, Roi de Macédoine, avoir coutume de dire qu’il n’y avoit point de ville imprenable, pourvu qu’on y pût faire monter un mulet chargé d’or ; il n’y a point de portes en effet, que ce métal ne fasse ouvrir.
Pensée 441
Une belle personne en négligé, plaît davantage qu’une laide bien parée. Ainsi la vérité toute nue a mille fois plus de charmes, que le mensonge orné des plus belles fleurs de l’éloquence.
Pensée 442
Tous les hommes ont la faculté de penser ; le philosophe, seul, possède le rare talent de bien réfléchir.
Pensée 443
Combien ressemblent à ces insectes ou vers luisants, qui, pour briller pendant la nuit, n’en sont pas moins rampants !
Pensée 466
Qui ne veut que ce qu’il peut, peut tout ce qu’il veut.
Bien à vous.
Léo Mabmacien