Le don de livres


Bonjour,

Tout le monde (ou presque) se « débarrasse » un jour de livres pour des raisons multiples et variées… Soit ils vont directement à la poubelle, soit ils sont revendus (internet, brocantes), soit donnés (amis, associations etc…).
Je voudrais évoquer ici le cas des dons de livres pour l’étranger, c’est à dire les pays « pauvres », en « voie de développement » ou « émergents » ou « du tiers-monde » !. Et ce à travers un excellent petit ouvrage édité par RITIMO en 2006 et intitulé « Le don, une solution ? » (96 pages, ISBN 2-914180-25-X, prix : 6 €).

L’ouvrage aborde des aspects essentiels comme les déchets et le don, quelle aide pour quel développement, les ambiguïtés du don, passer du don au partenariat… Une partie de cet ouvrage est consacré particulièrement aux dons de  livres, des pages 15 à 22. Et là on tombe sur un discours censé, loin des clichés habituels. Car là est le problème avec le don, souvent paré de bonnes intentions mais souvent catastrophiques à l’arrivée !

Certes on peut donner mais il faut que cela se fasse dans certaines conditions comme nous le précise cet ouvrage  :

– un bon tri : pas de bibliothèque rose ou verte, livres périmés, déchirés, ne correspondant pas (thème), langue du livre ( le français par exemple n’est bien souvent pas la langue maternelle pour les enfants mais une langue locale… le français vient après…)…

soumettre une liste aux destinataires (on n’impose pas ! partenariat obligé pour une bonne réussite !)

– respecter la charte du don de livre (primordial)

La meilleure solution reste cependant l’achat de livres sur place. On évite ainsi un transport coûteux (et donc on peut acheter plus de livres), on favorise l’économie locale (oui oui il existe des librairies !) et par la même occasion on privilégie au mieux les éditeurs du pays.

On apprend aussi que le don de manuels scolaires est à proscrire, qu’il n’est pas anodin, « fruit de choix pédagogiques, culturels et politiques » . Il faut toujours se demander s’il n’existe pas des programmes scolaires dans le pays, les soutenir et favoriser leurs éditions en faisant travailler les acteurs locaux ! C’est comme pour l’enseignement, il ne s’agit pas de proposer un exercice de math mettant en scène un train dans un pays qui ne possède aucune ligne de chemin de fer !!

En guise de conclusion et de bons conseils :

– le don de livre doit faire partie d’un projet plus large !

– donner des fonds pour un achat local de livres

– donner en France plutôt qu’envoyer à l’étranger

– soutenir l’édition solidaire : l’impression et la vente ne sera pas la même en France qu’au Mali par exemple.

Pour aller plus loin :

Le don (fiche pratique élaborée par le réseau RITIMO)

– le site du GRAD (Groupe de réalisations et d’animation pour le développement)

Malira, une association avec une bonne démarche basée en Rhône-Alpes

– Pour un don de livre raisonné / Céline Ducroux. In Bibliothèque(s) : revue de l’Association des Bibliothécaires de France, n°39, juillet 2008, p. 40-42


Léo Mabmacien

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2 réflexions au sujet de « Le don de livres »

  1. Bonjour,
    Dans le cadre d’un mémoire sur le don de livres, j’aimerais savoir si ce livre est intéressant et peu m’être utile… Sachant qu’il faudrait que je l’achète puisqu’il est presque introuvable …
    Merci

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