L’empreinte pour le catalogage d’un livre ancien


Comme promis nous allons voir ensemble la zone de l’empreinte pour le catalogage des livres anciens. C’est la zone 8 de l’ISBD (voir article précédent).

Cette zone permet d’identifier exactement un livre ancien (comme un ISBN pour un livre récent).

Il s’agit de  » relever 4 groupes de deux paires de caractères figurant à la dernière et à l’avant-dernière ligne de 4 pages déterminées, à raison d’une paire de caractères par ligne. » (Source : Guide méthodologique du SUDOC, accès réservé).

On relève de gauche à droite, à la fin des lignes pour les rectos, au début pour les versos, de la dernière ligne à l’avant dernière ligne.

1er groupe :

au recto qui suit la page de titre

2e groupe :

au 4e recto qui suit le précédent

3e groupe :

au recto de la page,  du feuillet ou de la colonne numéroté 13 en chiffres arabes

Cas particuliers :

livre numéroté en chiffres romains jusqu’à la page XVI, prendre la page 17 en compte (chiffre arabe)

pages numérotées en chiffres romains au delà de XVII, pas de pages 13 ou 17  en chiffre arabe. Choisir la page XIII

Pas de chiffres : prendre le 4e recto suivant le 2e groupe.

4e groupe :

au verso du recto utilisé pour le 3e groupe

Il faut rajouter à ces 4 groupes :

– la place du 3e groupe : 3 (si relevé à la page 13 ou XIII),  7 (si relevé à la page 17 ou XVII), C (feuillets comptés, ou pas de feuillets suffisants pour relever le 3e groupe)

– la date d’édition dans la graphie originale

– le numéro de partie ou volume si oeuvre en plusieurs volumes.

L’empreinte s’appuie sur un exemplaire parfait. Si le livre comporte des lacunes il faudra rajouter des notes dans la notice.

De nombreux cas particuliers existent. Je vous invite à parcourir en détail la norme Z44-074.

Bien, faisons l’empreinte du livre suivant :

pdt_ecclesiaste


L’Ecclesiaste de Salomon traduit en françois. Avec une explication tirée des SS. Peres, & des Auteurs ecclesiastiques. Paris : Chez Pierre le Petit, 1681

Ce qui nous donne comme empreinte :

groupe 1 : s.me
groupe 1 : s.me
groupe 2 : ved,
groupe 2 : ved,
groupe 3 : f-s.
groupe 3 : f-s.
groupe 4 :fose
groupe 4 :fose

Ce qui nous donne  l’empreinte suivante :

s.me ved, f-s. fose (3) MDC. LXXXI.

Compléments :

Fingerprints = Empreintes = Impronte / Institut de recherche et d’histoire des textes (Centre national de la recherche scientifique) in association with the National Library of Scotland. – Paris : L’Institut, 1984. – 2 vol.
Comprend : I. Manual = Guide du releveur = Regole per il rilevamento. II. Examples = Exemples = Esempi

Disponible en ligne dans une version dactylographiée. Très intéressant notamment pour les exemples proposés.

Norme Z44-074 – Catalogage des monographies anciennes

Règles de catalogage du livre ancien (Pierre Gavin). Présentation Powerpoint.

Léo Mabmacien

8 réflexions au sujet de « L’empreinte pour le catalogage d’un livre ancien »

  1. là je dis bof …

    Pas très convaincu je suis…

    Truc de bibliothécaire ça ou de mathématicien logicien à la retraite non ?

    Pas très élégant en tous les cas.

    B.

  2. Même les bibliothécaires de fonds ancien n’utilisent pas les empreintes, c’est horriblement fastidieux et ce n’est utile, en fait, que pour les historiens du livre, et notamment les spécialistes de bibliographie matérielle, qui ont à comparer des émissions.
    Cela peut nous arriver de le faire à la demande (d’ailleurs dans ce cas on prend notre petit schéma excellemment expliqué ici), mais sinon nous n’avons pas de temps à y consacrer.

  3. d’accord avec vous deux, c’est long, long à faire mais je me suis bien amusé avec cette zone… ;-))

    Pour Bertrand : oui oui les bibliothécaires aiment bien quand c’est compliqué et incompréhensible pour le profane ;-))

    Effectivement je ne ferais pas cela tout le temps…. :-))

    Bien cordialement
    Léo

  4. ja.ime lir, sa-de.lsoir (69) dans une Semaine sainte aux armes.

    Sympa.

    Raphael

    PS: hum, pardon.

  5. Cela peut facilement être source des erreurs, comme le montre l’exemple même que vous donnez ! La « date d’édition dans la graphie originale » n’est pas MDC. LXXXI. mais M. DC. LXXXI.

  6. Bonjour,

    J’ai vérifié dans la norme : « si une date en chiffres arabes ou romains contient des espaces, on les ignore ». La bonne transcription est donc : M.DC.LXXXI. Merci pour votre vigilance.
    Léo

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