Le roman épistolaire français au tournant des Lumières


couverture roman epistolaire français

Le roman épistolaire français au tournant des Lumières / Lucia Omacini. Paris : H. Champion, 2003. ISBN 2-7453-0959-5

Les très honorables éditions Honoré Champion ont publié il y’a déjà quelques années cet essai de Lucia Omacini, enseignant en littérature française à Venise, consacré au roman épistolaire en France de la fin du 18e siècle aux années 1830. Le roman épistolaire est un « genre littéraire dans lequel le récit se compose de la correspondance fictive d’un ou plusieurs personnages. Les chapitres de ces romans sont généralement organisés par les lettres écrites entre les personnages (chaque lettre séparée des autres et portant un chiffre, une date, le nom du destinataire ou une combinaison de ces éléments). » (Source : Wikipedia).

Apparu au 17e siècle et florissant au 18e siècle  ce genre va décliner à partir de 1782, un déclin au niveau de la qualité du récit et non au niveau de la production.  Son « âge d’or » se situe entre 1760 et 1780. Citons entre autre « Julie ou la Nouvelle Héloïse » (1761), « Les Souffrance du jeune Werther » (1774), « Les Liaisons dangereuses » (1782), considéré comme un chef d’œuvre sur le plan formel (Frédéric Calas, in Le roman épistolaire).

Cet ouvrage s’intéresse non pas à l’âge d’or ou à ses prémisses mais aux œuvres parues entre 1790 et 1830 (en analysant un corpus d’œuvres « mineures » parues à cette époque) afin de vérifier si ce déclin est bien réel, si la structure du roman épistolaire se transforme notamment après la révolution française. L’auteur analyse le roman épistolaire de cette époque à l’aune de catégories narratives (« style de l’événement », « description topographique », « savoir fragmentaire »).

Parmi les auteurs de cette période on retrouvera Sade avec « Aline et Valcour » (1793), Denis Diderot et « La religieuse » (1796), Madame de Staël et « Delphine  » (1802), Barbara Krudener avec « Valérie » en 1804, Senancour et « Oberman » en 1804, Madame de Genlis et « Palmyre et Flaminie » (1821) et bien d’autres moins connus.

Un index chronologique des romans épistolaires, une bibliographie spécifique sur le roman épistolaire et des notices biographiques (et bibliographiques) apportent à l’amateur de livres anciens une mine d’informations (et des idées d’achats) sur cette littérature peu connue, au tournant des Lumières.

Source :

Le roman épistolaire / Frédéric Calas. Paris : Armand Colin, 2007. ISBN 978-2-2003-5207-3

Léo Mabmacien

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