« Racontez-moi vos vacances » : anticariat en Roumanie


 

anticariat
Vente en plein air

Après de longues semaines de vacances très reposantes et agréables, loin du blog, je vous propose pour cette rentrée un petit reportage sur le livre ancien et d’occasion en Roumanie à travers l’exemple de la ville de Iasi, ancienne capitale de la Moldavie, forte de plus de 300 000 habitants. Une ville représentative des villes roumaines, avec son centre-ville composé d’habitations historiques, de monuments classés et d’églises importantes, d’ immeubles laids du temps de Ceausescu et de son programme de systémisation sur la réduction des différences entre ville et campagne. C’est donc une ville attirante qui n’a pas manqué de me charmer. J’en ai bien sûr profité pour découvrir quelques boutiques proposant des livres neufs et d’occasion, par curiosité.

La ville de Iasi représentée sur une carte du début du 19e siècle
Notice extraite du Vosgien. Nouveau dictionnaire géographique universel

Pour rappel en Roumanie les livres considérés comme anciens sont soit les livres étrangers d’avant 1700, soit les livres roumains d’avant 1830. Les livres anciens sont écrits principalement en alphabet cyrillique roumain (utilisé jusqu’au milieu du 19e siècle) et un peu en latin. Leur lecture s’avère donc difficile… Je vous renvoie aux deux articles de l’encyclopédie Wikipedia pour en savoir plus sur l’écriture du roumain et sur l’histoire de cette langue.

Le livre d’occasion en Roumanie se trouve dans les « anticariat », magasins vendant des livres anciens et d’occasion, parfois des antiquités, des peintures, des meubles, des disques… A Iasi on trouve des kiosques proposant des livres d’occasion (photo ci-dessus). Les livres sont étalés par terre, en pile, plus ou moins classés par thèmes. Les livres sont du 20e siècle, en roumain mais on trouve des ouvrages en français, en allemand et en russe. Pas de livres anciens du 18e ou 19e siècle. Ces bouquinistes se retrouvent dans les principales villes roumaines.

Ci-dessous un exemple de librairie d’occasion proposant des livres, des 33 tours et quelques revues. Les livres proposés sont pour la plupart dans un état passable, j’ai vu des éditions du 19e siècle en français, des ouvrages en russe, en allemand, en anglais. Les livres en roumain les plus anciens dataient du début du 20e siècle.

une boutique d’anticariat
Détail de la vitrine. On peut remarquer un volume de la Revue des deux mondes (19e) et des ouvrages en allemand.

La Galerile anticariat Dumitru L. Grumazescu, elle, se rapproche du magasin traditionnel. Outre des livres elle propose du mobilier, des tableaux, différents objets dont des icônes et des livres. C’est là que j’ai pu découvrir dans une vitrine quelques vieux livres anciens. Malheureusement le propriétaire n’étant pas très aimable, je n’ai pas pu consulter ces livres ni pris de photographies. On pouvait voir un livre du début du 19e d’Evariste de Parny en français, un en latin du 17e (concordance biblique imprimée à Anvers) et quelques livres en écriture cyrillique du début du 19e. J’ai remarqué deux très belles reliures (uniques ?), l’une se trouvant sur un livre liturgique. Je n’ai pas pu en savoir plus. L’un des deux nous a été proposé à 300 €, somme représentant en Roumanie un mois de salaire moyen.

Galeriile Anticariat Dumitru I. Grumazescu (tous droits réservés)

Une particularité  : les livres d’occasion portent assez souvent le tampon du vendeur, le plus souvent sur la dernière page du livre accompagné du prix (au stylo bille). Pour cet « anticariat » on trouve un tampon sur la page de titre (fort joli) et un autre tampon sur la page de garde à la fin du livre.

page de titre comportant le tampon du magasin
tampon sur la dernière page du livre, avec le prix : 13 lei (environ 4 €)

Bonne rentrée à vous !

Léo Mabmacien

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3 réflexions au sujet de « « Racontez-moi vos vacances » : anticariat en Roumanie »

  1. A chaque fois que je me rends dans un pays de l’Est j’imagine pouvoir faire de belles acquisitions, mais en fait je suis toujours un peu déçu de libraires d’anciens.
    Si je comprends bien, vous n’étiez pas en Roumanie mais en Moldavie ?
    T

  2. En Roumanie Textor, Iasi était la capitale de l’ancienne Moldavie. Pas grand chose en livres anciens effectivement mais on trouve toujours quelques pépites pas trop chères. Mais j’étais en vacances et pas dans l’optique d’acheter un livre ancien…

    Léo

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