Pas de peaux ! : une petite devinette sur la couvrure


Bonjour,

Je vous propose aujourd’hui une petite devinette. Le relieur en voulant couvrir un livre ancien s’est trompé dans le choix des peaux. L’une d’elle est totalement inappropriée. Laquelle ? Et pourquoi ?

Attention : il y’a un piège ;-)

La réponse sera donnée dans les commentaires le cas échéant.

peau 1
peau 2
peau 3

Léo Mabmacien

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19 réflexions au sujet de « Pas de peaux ! : une petite devinette sur la couvrure »

  1. S’agit-il vraiment d’une peau le N°2 … je donne pas la réponse, pour une relieur professionnel, c’est évident, quoique une photo, on ne sait jamais…
    Bien à vous,
    Sandrine.

  2. Vous avez raison Sandrine,j’avais oublié de dire que les relieurs ne pouvaient pas jouer ;-))
    Ca chauffe !

    Léo

  3. le n°2 semble aussi bien suspect, effectivement : on dirait un skyvertex, ou un cuir travaillé façon « madras », la couleur et le grain imite le maroquin…
    le n°1 ressemble à une basane, et le n°3 à un veau (jaspé ? marbré?) et correspondent parfaitement au couvrures des livres des XVIIe et XVIIIe siècles.

  4. La peau n°2 est une peau de Rhinocéros, qui est assez difficile à travailler quoiqu’aphrodisiaque . On peut éventuellement l’utiliser pour relier les oeuvres complètes de Samuel Beckett.

  5. La première est une basane, la troisième un veau et la deuxième n’est pas une peau, c’est sûr. Cela me fait penser à de la moquette synthétique de type vinyle ;-)) Pierre

  6. Bravo à vous tous ! C’est bien le numéro 2 qui ne va pas pour une couvrure puisqu’il s’agit du fond d’une casserole d’une marque française très connue… La première peau est un veau fauve, la troisième un veau marbré. Merci à vous pour votre participation.
    Bonne journée
    Léo

  7. Ce qu’il y a de drole, c’est que la photo N°2 ressemble à une percaline vendue encore aujourd’hui chez Relma, imitant le maroquin à grain gros.
    Si si , je vous le promets, on peut en faire de trés jolies reliures pour des catalogues, ou des revues. Je l’utilise à l’envers en écrasant le grain, du plus parfait effet pour avoir un aspect ancien faux- vrai percaline usée …

    :))

    Bien à vous,
    Sandrine.

  8. Votre jeu me rappelle schmilblick ! Est-ce que le chilim schilmi bik sert à couvrir les livres ? Non ? Je ne pense à rien c’était pour faire avancer le schiml chilm bik !

  9. Cela m’avait marqué ce fond de casserole qui se rapproche plutôt d’une percaline…, je le trouve particulièrement joli. Comme quoi les motifs sont partout ;-)

    Léo

  10. C’est vrai qu’il est chouette ce fond de casserole, pourquoi ne pas en faire des reliures ? Evidemment, il faut trouver le texte adapté. Le Viandier de Taillevent, par exemple, et ne pas oubliez d’apprêter les plats et les entrenerfs avec une préparation spéciale : Prenez canelle graine et clou de girofle et broyez se les Espices ne sont bien batues et mectes les espices dedans le pot au souffrire et du sucre assez raisonnablement, et prenes ung pou de pain et des foyes de poulaille et les mettes tramper en bouillon de beuf et de la moustarde assez raisonnable ment et coulez et mettez au pot et bouillez tout ensemble et goutez de sel ainsi quil appartiendra.

    Textor

  11. Question casserole …. Je pense que ça va, j’en traine suffisament derrière moi, pour encore, en plus, à me mettre à faire de la reliure à la casserole … Même avec une aussi bonne recette façon Textor.
    Si une réunion bibliophilique voit un jour le jour à La Possonière, en Loir et Cher, chez Ronsard, je distribuerai les rôles ainsi / Bertrand au fourneau, Aidé de Textor pour les secrets incunabulusiens, et Le bibliophile Rhémus pour vérifier l’authenticité du tour de main.
    Pierre à l’accueil, et vous même, mon cher Léo à la bonne ordonnance de tout cela, pendant que je ne manquerai pas de distraire l’assemblée de bibliophiles joyeux, arnachée de bas résilles en bottes, et fouets!
    ;-))

    Au bout de un an, je commence à cerner un peu mieux le monde de la bibliophilie, je crois.

    Bien à vous,
    Sandrine.

  12. Magnifique distribution des rôles Sandrine, par contre je vous vois plutôt en train de diriger l’assistance d’une main ferme face à tous ces hommes…. ;-))

    En tout cas vous avez très bien cerné le petit monde bibliophilique…. et vous n’êtes pas loin de dépasser Bertrand dans les commentaires. Celui-ci m’a bien plu !
    Bien à vous
    Léo

  13. Pas d’accord . Les 3 sont possibles .Il existe des peaux ou des matières qui peuvent être traitées ainsi . Après il s’agit des » gouts et des couleurs  » !!!

  14. Lisez ma réponse Cactus46, la deuxième couvrure est un fond de casserole ;-))
    Bien à vous
    Léo

  15. La marbrure sur cuir est très peu courante, et n’existait pas au 18eme. A cette époque le veau est décoré à l’éponge avec une dilution de potasse. La marbrure sur cuir a été expérimenté à l’époque romantique, et Richard Kunz (relieur et créateur moderne) a réutilisé cette technique sur des reliures de création ds les années 1970.

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