Avis des éditeurs suisses François Grasset et Cie au 18e siècle


Voici un extrait (mis en français moderne) d’une réclame (voire d’une « profession de foi ») de François Grasset & Cie, libraires et imprimeurs à Lausanne en Suisse (1758-1789), insérée dans une édition de De la santé des gens de lettres, par Mr. Tissot :

« Nos presses rouleront constamment sur des ouvrages de goût ; les éditions que nous avons faites de la Vulgate en latin , que nous avons eu l’honneur de dédier de vive voix à Benoit XIV de glorieuse mémoire, étant à Rome peu de temps avant sa mort ; des ouvrages de Messieurs De Haller, De Voltaire & Tissot, & de nombre d’autres, nous mériteront, si nos espérances sont fondées, l’estime & la bienveillance des gens de lettres & de toutes les personnes honnêtes qui aiment & procurent l’avancement des sciences & de la littérature. Nous nous attacherons surtout à faire traduire en français de bons ouvrages imprimés en langue allemande, qui sont en très grand nombre ; c’est pourquoi nous prions les savants de l’Allemagne de nous honorer à cet égard de leurs judicieux conseils. Notre imprimerie est assortie de beaux caractères neufs, & notre librairie est allez considérable ; nous en fournirons le catalogue avec les prix aux personnes qui le désireront, s’ils prennent la peine de nous donner leur adresse.

Nous sommes très à portée de fournir de quoi former des bibliothèques, & de bien assortir celles qui le font déjà ; les correspondances que nous avons établies dans toutes les grandes villes de l’Europe, les connaissances que nous avons acquises pendant douze années de voyages, nous mettent à même d’exécuter les commissions que l’on pourra nous donner. Nous procurerons aussi les livres qui ne seront pas sur nos catalogues, moyennant que l’on nous en donne les titres bien précis ; enfin nous ne négligerons rien de tout ce qui pourra nous mériter la bienveillance du Public que nous servirons toujours à des prix très modérés.

FRANÇOIS GRASSET & Comp.

Libraires & Imprimeurs à Lausanne en Suisse. »

Un texte qui résume très bien , je trouve, le commerce du livre fin 18e, un commerce international dans le cas de François Grasset, où l’on doit attirer les clients potentiels quitte à demander l’aide des savants de l’Allemagne.

Texte en ligne

Léo Mabmacien

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Une réflexion au sujet de « Avis des éditeurs suisses François Grasset et Cie au 18e siècle »

  1. Voici un avis aussi bien tourné qu’un programme politique. Ils disent ce qu’ils font et on pense qu’ils feront ce qu’ils disent ;-)) Pierre

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