Laisser une trace….


Ex-libris de Mlle Petit ? qui a cancellé l’ancien nom du propriétaire

« Un ex-libris n’a en soi rien d’anodin : il représente l’empreinte d’une prise de possession, la marque affirmée d’une appropriation, d’une appartenance »

« Signifiant littéralement d’entre les livres, l’ex-libris traduit un acte de propriété affirmé. Dans un contexte de censure, ces inscriptions offrent plusieurs éléments d’information sur les lecteurs ayant acquis ces ouvrages ; elles renseignent sur la réception de l’ouvrage ou, lorsqu’on y retrouve la présence de notes manuscrites ou d’annotation, elles éclairent sur le lecteur et son rapport au livre. Sans ces traces tangibles, la mémoire des pratiques immatérielles de lecture devient difficilement évocable. »

Ces deux extraits sont tirés de l’article de Pierrette Lafond  « Lire et laisser une trace : ex-libris, lectures interdites et collections particulières« . Très juste non ? Pour le reste je vous renvoie à l’article et à cette citation mise en exergue par l’auteur :  « chaque exemplaire d’un livre peut appartenir à plusieurs vies. » Réponse dans le texte !

Pierrette Lafond, « Lire et laisser une trace : ex-libris, lectures interdites et collections particulières », Conserveries mémorielles [En ligne], #5 |  2008.

Léo Mabmacien

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7 réflexions au sujet de « Laisser une trace…. »

  1. C’est très joli:  » d’entre les livres ».
    Voilà qui m »enmene ailleurs.
    merci Léo.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  2. On lit, sous l’image :
    « Ex-libris de Mlle Petit ? qui a cancellé l’ancien nom du propriétaire »

    Je trouve que canceller n’est pas bien, Mlle Petit.
    Vous auriez pu laisser la marque du précédent propriétaire. Et si l’on vous cancellait à votre tour ? Hein ?

    Ceci étant j’ai appris que ce verbe existait. Et c’est toujours ça de gagné.
    Il existe, en italien, cancellare, avec le même sens.

    Salut et fraternité.

  3. @Dominique : merci pour votre lien, que j’avais bien sûr déjà lu et repéré.A lire également !

    @salix : content de vous avoir fait découvrir canceller !

    @Sandrine : merci ! je propose aussi : « en-livre » comme « l’en-ville » en créole…

    Léo

  4. Il y a ceux qui signent et ceux qui n’osent pas signer. J’ai un ouvrage d’Erasme, anodin au possible (le De Conscribendi) qui selon toute vraisemblance a pu appartenir à Marcus Fugger (la reliure ressemble à celles dont il aimait orner ses livres : veau fauve, double encadrement de filets à froid, fleurons dorés aux angles et fer spécial à motifs floraux avec le senestrochère au centre des plats). Sauf qu’il n’a pas mis sa signature manuscrite. En revanche il ( ?) a soigneusement biffé le nom d’Erasme sur le titre, selon un pratique courante durant la période 1540- 1560 quand cet auteur fut mis à l’index.
    Comme quoi, on ne cancelle pas que le possesseur précédent mais parfois aussi l’auteur !! :)

  5. oui oui j’ai vu dans un catalogue de vente un exemplaire d’Erasme qui avait subi le même sort… heureusement que le possesseur avait gardé la page de titre ;-))
    Léo

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