Un abonnement à la lecture chez Jacob père, libraire à Orléans


 

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Rare étiquette de cabinet de lecture au contreplat d’un livre ancien

Cette rare étiquette proposait un « Abonnement à la lecture, chez Jacob père, libraire, vis-a-vis l’Hôtel de la préfecture, à Orléans. MM. les abonnés sont prévenus que tous livres qu’ils rendront déchirés ou sur les marges desquels on aurait écrit, resteront pour leur compte. Ils s’engagent en outre à ne les prêter à personne ».

Le cabinet de lecture, le plus souvent attenant à une librairie,  faisait alors office de bibliothèque publique, proposant sur place et / ou en prêt des livres, des revues… L’étiquette est probablement du début du 19e siècle. A Orléans, la famille Jacob forme une longue dynastie d’imprimeurs-libraires. Peux-être s’agit-il ici de Charles-Abraham-Isaac Jacob, actif entre 1776 et 1824 ? Mais l’adresse « vis-à-vis de la préfecture » ici présente ne correspond pas.

En savoir plus :

Recherches sur les imprimeurs & libraires d’Orléans : recueil de documents pour servir à l’histoire de la typographie et de la librairie orléanaise depuis le XIVe siècle jusqu’à nos jours / Henri Herluison. Orléans : H. Herluison, 1868 [texte en ligne]

Sur les cabinets de lecture voir l’article suivant : Un livre provenant de la bibliothèque Ollier : un cabinet de lecture au 20e siècle [BiblioMab]

Léo Mabmacien

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Une réflexion au sujet de « Un abonnement à la lecture chez Jacob père, libraire à Orléans »

  1. Ce sujet est d’autant plus intéressant qu’il paraît ne pas avoir été beaucoup étudié. L’article de Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Biblioth%C3%A8que_publique#Les_biblioth.C3.A8ques_publiques_en_France sur les bibliothèques publiques semble dire qu’il n’y en a pas en France avant le début du XXe siècle !?! Pourtant il existe déjà des bibliothèques municipales au début du XIXe siècle (Rennes, Rouen etc.). Et même avant avec par exemple celle de Saulieu mise en place par Claude Sallier (1685-1761). Je me rappelle avoir lu un passage de Gérard de Nerval (1808-1855) où il est question de la BNF qui était sans doute déjà en partie publique du temps des rois non ? Diderot, Rousseau racontent qu’ils empruntent des livres à cette bibliothèque alors Bibliothèque du Roi. Votre article montre qu’il existe aussi une pratique de prêts par des libraires depuis sans doute longtemps.

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