Le papier de soie ou serpente utilisé pour protéger les gravures dans les livres


gravure_serpente_relevee
papier serpente (à gauche) relevé  dans un livre du 19e siècle protégeant une gravure sur acier

« Avec cette feuille diaphane – mais aucun adjectif ne convient tout à fait : elle laisse entrevoir, elle est moins que diaphane, bien plus que translucide –, me voilà devant ce qui m’aimante : le pâle, les transparences imparfaites, le palpable dans sa fragilité, la macule, l’empreinte. » Dominique Autié

La serpente ou papier à la serpente ou encore papier serpente est une feuille de papier très mince et sans encollage, destinée à protéger les gravures contre le maculage (tâches que pourrait faire l’encre sur la page opposée). Portant à l’origine un serpent en filigrane, le papier serpente se rencontre surtout à partir du 19e siècle (il est attesté dès 1680), placé devant les gravures sur acier ou lithographiques, par l’éditeur ou le relieur avant le pliage ou la reliure.  Il est intéressant de voir dans le Trésor de la langue française  que le mot maculage est attesté en 1820.  Parfois (sur des ouvrages du 18e siècle), le papier de protection est juste un morceau de papier vergé servant de papier protecteur.

Sources :

ABC de bibliophilie

Le blog de Dominique Autié (malheureusement décédé en 2008). je vous conseille la lecture des articles regroupés sous la rubrique « L’ordinaire et le propre des livres ».

Léo Mabmacien

gravure_sous_serpente
le même ouvrage, la serpente recouvre la gravure

 

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3 réflexions au sujet de « Le papier de soie ou serpente utilisé pour protéger les gravures dans les livres »

  1. Avec la question récurrente : faut-il enlever les serpentes (non imprimées) après quelques années de bons et loyaux services ? Ma réponse est : Oui, si elles présentent des rousseurs ou si elles sont brunies ! Elles sont plus disgracieuses qu’autre-chose… Pour les fétichistes des serpentes, on peut envisager d’intercaler de nouvelles serpentes. Pierre

  2. Oui, et même que le livre c’est Histoire de Paris édité chez Mame durant le Second Empire. Illustration Karl Girardet, gravure Ruhierre (mais ça c’est facile c’est signé).

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