Une bibliothèque privée dans une bibliothèque publique : Michel Chomarat le grand « collecteur »


La Bibliothèque municipale de Lyon vient de mettre en ligne un entretien vidéo avec Michel Chomarat, qui a déposé en 1992 par convention de dépôt à usage public, ses collections à la bibliothèque. Le fonds Michel Chomarat comporte plus de 30 000 documents (livres, manuscrits, partitions musicales, estampes, revues, éphémères, objets…) et le fonds ne cesse de s’enrichir de nouveaux dépôts chaque année. Se qualifiant de « collecteur » et non de bibliophile, Michel Chomarat s’est intéressé (et s’intéresse) à l’histoire de la ville de Lyon, aux éditions lyonnaises, à la politique, au syndicalisme, à Nostradamus, à la sexualité LGBT, à Jean Genet, à Pasolini, à la franc-maçonnerie, à la musique et au théâtre. Les archives de Michel Chomarat concernant ses activités éditoriales, associatives, politiques et culturelles sont déposées aux Archives municipales de Lyon.

Contrairement au bibliophile traditionnel, il revendique la mise à disposition publique de ses collections. Le blog Alma explique que « sa motivation principale (…) est la recherche d’une reconnaissance publique et validée par une institution prestigieuse (la bibliothèque municipale de Lyon, première bibliothèque de province, en importance et en qualité des collections), pour un combat où s’entremêlent vie personnelle et militance ». Et de préciser que « la constitution du fonds Chomarat est indissociable de la vie privée de son propriétaire » comme la collection dédiée à l’homosexualité et la création à la Bibliothèque municipale du centre de ressources sur le genre : Le Point G.

Cet entretien intéressera tout bibliophile ou collectionneur(euse) qui se pose la question du devenir de ses collections. Faut-il être un « collecteur » ou un bibliophile ? A vous de voir…

 

Léo Mabmacien

2 réflexions au sujet de « Une bibliothèque privée dans une bibliothèque publique : Michel Chomarat le grand « collecteur » »

  1. Très intéressante démarche que celle de ce « collecteur ».
    Je dirais qu’une collection peut finir principalement de trois façons :
    – soit les héritiers la reprennent, voire la poursuivent (cas très rare ?),
    – soit elle est vendue directement par le collectionneur – situation très fréquente semble-t-il depuis quelques années (et dans ce cas, la collection était au mieux un placement, au pire une source de spéculation et de profit),
    – soit enfin elle est donnée à l’État, à la ville, à un musée… et les documents ou objets sont alors à la disposition du grand public.
    La démarche de monsieur Chomarat est particulièrement novatrice en ce sens qu’il donne sa collection de son vivant. Le geste est noble. Ce monsieur honore la grande famille des collectionneurs et montre un exemple à suivre.
    Merci pour l’information, Léo.

  2. Oui c’est un peu étonnant de donner sa collection au fur et à mesure à une bibliothèque publique, je serais curieux de voir le contrat de la donation et en savoir plus sur l’accès qu’à M. Chomarat de sa collection..

    Bien cordialement
    Léo

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