Des ex-libris manuscrits dans les livres anciens, ces premières marques de possession


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deux ex-libris (livre du 17e) en page de garde, le premier daté 1785 de Victor…, drapier, le second de 1814 de Joseph Ménigot postillon résident à Villeneuve… comme le précédent propriétaire (je ne suis pas doué pour la paléographie…)

Les ex-libris manuscrits sont les premières marques d’appartenance que l’on peut trouver sur un livre ancien (ils auraient existé dès l’Antiquité), avant l’étiquette ex-libris gravée ou les cachets.

Il faut souligner qu’à l’époque, posséder des livres n’était pas donné à tout le monde. Leurs coûts en faisaient des objets rares, donc précieux et convoités. Le plus simple alors pour indiquer la propriété d’un livre était d’écrire son nom à la plume sur la page de titre (de manière succincte et souvent abrégée), mais aussi dans les feuillets de garde, les feuillets liminaires ou sur une tranche du livre.

La forme la plus simple est constituée du nom du propriétaire parfois accompagné d’une formule « et amicorum » ou d’une promesse de récompense (en cas de perte). On trouve également le nom sous forme d’anagramme nous dit le Dictionnaire encyclopédique du livre.

Plus tard  l’expression « ex-libris » suivie du nom du propriétaire se généralisera, mais on trouve aussi beaucoup « ce livre appartient à … » suivi du nom du propriétaire et d’une recommandation en cas de perte. Pour les institutions on aura, avant les cachets, (les plus anciens cachets datent de la fin du 17e siècle) des mentions comme « je suis aux », « Aux… » et souvent, précédée du nom, la mention « cat. Inscrit. » (inscrit au catalogue). Etc…

Voici quelques-unes de ces marques de possession dans des livres du 17e et du 18e siècle. On notera que le fait d’inscrire son nom sur un livre est toujours pratiqué de nos jours mais de façon plus sobre.

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long ex-libris en page de garde daté de 1769

« Ce livre appartient à moi, Jean-Marie… » qui promet une belle récompense à celui qui trouvera ce livre.

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prénom, nom et date apposés par le propriétaire sur la page de titre

Ex-Libris manuscrit au titre « Auguste Barghon ? », 20 frimaire an 13 (11 décembre 1804).

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ex-libris sur la page de titre en haut d’une communauté religieuse

Ex-libris manuscrit des Récollets de Châlons

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ex-libris apposé en bas de la page de titre par une communauté religieuse

« Je suis aux bénédictines du Puy d’Orbe »

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un ex-libris cancellé en page de titre suite un à changement de propriétaire

Ex-libris cancellé

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un ex-libris abrégé et réparti sur toute la page de titre du collège des Jésuites d’Agen

Ex-libris manuscrit sur la page de titre du Collège des Jésuites d’Agen : « Coll. Agin. Societ. Jesu cat. Inscrit. »

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ex-dono manuscrit en page de faux-titre, écrit non pas le propriétaire mais par le donateur

« 3e classe, 2e division, premier prix de géographie donné l’an II à Emilie Bourdier et signé Sophie Debré

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ex-libris cancellé avec nouvel ex-libris manuscrit

Ex-libris manuscrit sur la page de titre du Collège des Jésuites de Billom

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un ex-libris manuscrit en titre de départ

Ex-libris manuscrit « Francisci Marini Campenon » (François Marin Campenon), docteur en médecine, 1740. Originaire de Tonnerre dans l’Yonne.

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un ex-libris manuscrit apposé sur une étiquette collée sur la page de titre

Sources et ressources :

Quelques ex-libris sur tranches dans les livres anciens

Les ex-libris dans les livres anciens : « ce livre est à moi ! »

Dictionnaire encyclopédique du livre. Editions du Cercle de la librairie. Article ex-libris et marque de provenance.

Léo Mabmacien

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Une réflexion au sujet de « Des ex-libris manuscrits dans les livres anciens, ces premières marques de possession »

  1. Autant j’aime les ex-libris manuscrits du 17eme et 18eme siècle à la plume, autant je déteste les manuscrits de la première moitié du 20eme siècle faits avec de mauvais stylos à bille dans une écriture détestable. Dans le doute, il faut privilégier le crayon de papier… (un revendeur de livre). Pierre

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